Actuel
Une bande dessinée sur la Mort au Mexique
12.10.2009 14:06
Présentation du livre et exposition des dessins originaux de « Polvo – Jour des morts » organisées par l‘asbl "Epitaaf" au Centre d'archéologie et d’art funéraire à Bruxelles.
Située à côté de l’entrée du cimetière de laeken, l’asbl Epitaaf siège dans les anciens ateliers Ernest Salu où elle a à coeur de restaurer de fastueux tombeaux laissés en héritage par trois generations d’artistes, construits pour des milliers de familles. Chaque année à la Toussaint ces ateliers sont ouverts au public. L’atmosphère particulière qui plane sur ce lieu étonne bien des visiteurs par l’aura qu’elle degage. Une fine couche de poussière, patine garante du souvenir, recouvre ce qui à première vue demeure intouché et immobile depuis des décennies. Ce lieu, classé monument historique est un veritable musée de l'art funéraire, un status auquel il aspire.
Bien que l’activité principale d’Epitaaf soit centrée sur la restauration du passé – les vieux ateliers, le cimetière et ses tombes laissées à l’abandon ainsi que les cimetières alentours en général – l’association s’ouvre à de jeunes idées nouvelles et originales. Qui plus est quel autre lieu (en dehors du Mexique) que les anciens ateliers Salu et quelle autre date que le 1er novembre conviendraient mieux à la présentation du livre « Polvo – Jour des morts » à l’occasion de sa sortie
L’histoire de « Polvo – Jour des morts » elle-même commence et s‘achève dans un ancien atelier qui – dans la BD – a été transformé en musée des masques. Au centre se trouve l’héritage du créateur de masques José Guadalupe Rojas (personnage fictif) : son banc et son outil antique; une vieille croûte qui le représente avec son chien Valiente et le perroquet Pepe; sans oublier tous ces masques qu’il a créés de son vivant – en tout une collection nostalgique chargée de souvenirs.
Mais que reste-t-il de ces souvenirs par-delà les siècles Quel chemin se dessine-t-il depuis l’atelier et le musée des masques ou d’art funéraire jusqu’au musée d’anthropologie ? Et qu’en advient-il ensuite ?
"Polvo" se consacre au thème de l’éphémère en usant d‘allégorie. Ici, les morts continuent d’exister dans l’au-delà et ne retournent à la poussière que lorsque les vivants cessent de se souvenir.
Lors du Jour des morts, les membres vivants de la famille Rojas commémorent leurs chers parents disparus. Ainsi nul besoin de s’étonner de l’aspect bien vivant et joyeux dans le livre du squeletique créateur de masques – avec ses 170 ans il a à peu près le meme âge qu’Ernest Salu I (1846-1923) – faisant la fête lui aussi dans le cercle des morts de la famille. Malgré tout, le monde d’ici et celui de l’au-delà demeurent dissociés. Nous accompagnons les vivants de la famille Rojas le long du marché mexicain et ses mets culinaires traditionnels, au pied de l’autel des morts et lors de la veillée au cimetière et apprenons à connaître ainsi une forme vivante du souvenir. Et si paradoxale qu’il paraisse: le sombre tableau de la danse des morts rayonne dans "Polvo" d’une veritable joie de vivre.
Échantillon de lecture 'Polvo'
Concernant Epitaaf:
Epitaaf est une association sans but lucratif belge dont l’objet est la conservation et la recherche de l’art funéraire et plus précisément: les cimetières et les sépultures historiques. Il y a maintenant 25 ans s’est formé un groupe de personnes fascinées par la beauté des vieux cimetières mais également attristées par le piteux état dans lequel se trouve actuellement la plupart de ces “villages des morts”. Ensemble ils décidèrent de créer une association s’engageant pour la restauration de ces derniers. Peu après Epitaaf installait son siège dans l’ateliers Ernest Salu. Les anciens ateliers de cette famille spécialisée dans la construction de monuments funéraires situés près du mur du cimetière côtoient le cimetière de laeken, l’un des plus importants cimetières de Bruxelles et de Belgique. Beaucoup d’énergie ainsi que la plupart des moyens financiers mis à disposition ont servi depuis la restauration de cet héritage le mieux possible: enlevures, sculptures, archives, fleurs en céramique etc.
Par ailleurs Epitaaf se charge également d’organiser des expositions et des visites guidées dans les cimetières comme dans l’atelier Salu et publie régulièrement une revue pour les membres de l’association. Certains membres – historiens de l’art, architectes, photographes, journalistes, etc. – sont experts en histoire et culture des cimetières et leur avis est souvent requis par les institutions publiques, les medias mais également par des personnes privées. Le but primordial d’Epitaaf est d’établir dans l’atelier Salu un véritable musée et centre de documentation de l’art funéraire. Epitaaf fait partie de la communauté des remarquables cimetières européens et est soutenue par la Commission communautaire flamande – COCON (en néerlandais Vlaamse Gemeenschapscommissie ou VGC).
Tim Jansens (Epitaaf) et Felix Pestemer
Exposition:
Vernissage: 31 octobre 2009, 18h30-22h00
Exposition: 1er, 2, 7, 8, 14, 15, 21, 22 novembre, 11h-18h
Visites guidées: 1er novembre 2009, 14h (et selon la demande)
Epitaaf vwz / Atelier Ernest Salu (cimetière de Laeken)
Onze-Lieve-Vrouwvoorplein 16 / 16 Parvis Notre-Dame
1020 Brussel - Laken / 1020 Bruxelles - Laeken
web: www.epitaaf.org
mail: info@epitaaf.org
Commande du livre:
Felix Pestemer
"Polvo – Day of the Dead / Día de los Muertos / Tag der Toten"
Première édition trilingue limitée (allemand/espagnol/anglais)
400 exemplaires numérotés et signés
ISBN 978-3-00-028080-1 / 32 €
Commande du livre

